L’intégrité, nouveau prix de marché
Les crédits de faible qualité ont vu leur attractivité s’effondrer, tandis que les projets à haute intégrité et forts co-bénéfices (biochar, reforestation certifiée, capture) s’échangent de 15 à 40 euros la tonne, parfois bien davantage. Le label CCP de l’ICVCM s’est imposé comme la référence : il certifie qu’une méthodologie respecte les meilleurs standards du marché. Les controverses autour de Verra, jusqu’à la démission de son directeur général, ont accéléré cette exigence de qualité.

Figure : fourchettes de prix indicatives par type de projet sur le marché volontaire en 2026. Sources : ClimateSeed, Optima Énergie, 2026.
Compenser, contribuer ou réduire ?
Le vocabulaire a changé : on ne « compense » plus ses émissions, on « contribue » à la neutralité mondiale. La distinction n’est pas cosmétique : elle protège des accusations de greenwashing et oblige à articuler l’achat de crédits avec une trajectoire de réduction réelle. La priorité reste la réduction dans sa propre chaîne de valeur (insetting) ; les crédits viennent en complément, jamais en substitution.
Un marché appelé à croître
Estimé à environ 3,75 milliards de dollars en 2026, le marché volontaire pourrait croître de plus de 35 % par an d’ici 2034, porté par les engagements net zéro et l’arrivée de standards plus solides. S’y positionner tôt, avec les bons critères de sélection, est un avantage.
Pour aller plus loin : notre formation « Crédits carbone : compenser, contribuer, réduire » (demi-journée) donne les clés pour bâtir une stratégie de contribution crédible.
SOURCES
Optima Énergie, Prix du carbone et actualité du marché, 2026Orki, Crédit carbone : comment ça marche et faut-il y croire en 2026 ?ClimateSeed, Les actualités du marché volontaire du carbone, 2026