La facture climatique s’installe
Le seul orage de grêle de mai 2025 en région parisienne a généré plus de 61 000 déclarations de sinistres automobiles pour un coût estimé à 196 millions d’euros. Conséquence directe : la surprime CatNat sur les contrats auto est passée de 6 à 9 % depuis le 1er janvier 2025, et les primes devraient encore progresser de 4 à 6 % en 2026.

Le sinistre, angle mort du bilan carbone
Depuis l’exercice 2024, les assureurs doivent justifier le scope 3 de leur bilan carbone, qui inclut les réparateurs et toute la chaîne d’indemnisation. Or les études sectorielles montrent que le coût d’une réparation et son empreinte carbone sont encore mal corrélés (coefficient de 0,57) : piloter les coûts ne suffit pas à piloter le carbone. Il faut mesurer les émissions dossier par dossier.
De la mesure à l’action
Réparer plutôt que remplacer, mobiliser les pièces de réemploi, piloter les réseaux d’experts et de réparateurs sur un critère carbone : les leviers existent et sont largement documentés. Les véhicules électriques ajoutent un enjeu : leur coût moyen d’indemnisation dépasse de 11 % celui des thermiques comparables, la batterie représentant 30 à 50 % de la valeur du véhicule. La maturité climat d’un assureur se joue désormais sur son cœur de métier, pas seulement dans son rapport de durabilité.
Pour aller plus loin : notre formation « Climat : de la conformité au cœur de métier » (1 jour, dirigeants assurance) parcourt les 3 niveaux de maturité, de la mesure au pilotage des émissions des sinistres.
SOURCES
France Épargne, Assurance des garages en 2026 : réparations et surprime CatNat, 2026
LegiPermis, Assurance auto 2026 : pourquoi les prix augmentent, février 2026
Zepros Auto, Réduire l’impact carbone sans réduire la marge des pros